Point zéro.




Dérision d'un monde, mesquinerie d'un sentiment. Confusion des valeurs, confusion des êtres. Paraître. Appartenance. Âmes creuses. Empressement, course folle, insencée. Course de survie, course aveugle. Perte d'identité. Destinée enseignée, bonheur arithmétique, bonheur superflux. Flux d'entraperçus, confusion des genres. Sens violé, humain déshérité. Manipulation cordiale. Raison infondée, glorifiée. Codes multipliés. Loi de la normalité écrasante. Assassine. Vision unilatérale. Férocité. Trahison banale. Quotidien égoïste. Individus ritualisés. Individu sans visage. Individus groupés, codifiés. Humeur fragile, humeur qui tangue. Euphorie à hystérie. Epuisement à écoeurement. Obéïssance usurpatrice. Cantatrice intransigeante. Cafard des temps modernes. Classe moyenne hésitante. Branlante. Bleus maquillés, dents blanchies. Corps sculptés. Corps dépendants. Addictions citadines. Médiatisation automatique. Informations intoxifiées. Illogisme. Paradoxe des pulsions. Baratin d'une beauté. Désir d'ailleurs. Besoin de reconnaissance. Automutilation évidente. Arrachante. Casification vitale. Egorgement social du pion à part. Discours rassurants, discours viables. Engrainement. Choix par défaut. Plaie chronique. Fatalisme provoqué. Dictée négative. Négacionisme perdurant. Overdose sexuelle, abrutissante. Innocence bafouée. Libertés tordues. Siècle échoué. Îlo déserté. Espérance en unique point commun. À une Humanité mourante. Manichéisme regreté. Car simple. Complexisation du moindre. Connivance du tout. Virus mentaux. Nature moralement muette. Divinités désuées. Impasse des croyances. Cul de sac des pensées. Penseurs fous. Hypersensibles radiés. Crimes innaperçus. Technique dominante. Dévorante de ses maîtres. Maîtres contraints. Repliements. Chirurgie rajeunissante. Pillules bleues. Rouges, jaunes. Régime amincissant, régime érectil. Perfection des mensurations. Réussite. Complexes de supériorié. D'infériorité. Maux de coeur. Ignorance. Camouflage. Impression de force vendue à la rue. Force sans faille. Force robotique. Mécanique et mercantile. Grisance carburatrice.



Point zéro.

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 08:58

Modifié le vendredi 23 octobre 2009 16:36

Days to come*

Vanille, clou de girofle, fleur d'oranger. Bonobo, coup de coeur en choeur. La cire se consumme, sans additif. Allumette craquée en prémice. Peau imbîbée, fripée et usée par un amour prolongé. L'eau que l'on ajoute au vase déjà débordant. Le chat miaule. Malgré son visionnage langoureux, les souris s'enlassent. Aiguisement. Odeur d'huile sucrée, d'immortalité. Les paroles sont belles, les regards profonds. On se fond et l'on fond. Il ne fait pas froid, doux euphémisme. Le feu crépite, les mains s'invitent, les ombres caressent la tamise du va et du vient. Les matières psychiques évacuées par la bouche, il reste à peine les molécules des membres et troncs flottants. Légers, la crème dissipée, la flore dans son nid d'humidité. Un velouté qui baigne dans une promesse. Caresse de paraisse heureuse, miel fondu sur la dorure d'un petit beurre. Les secondes s'imprègent dans une continuité reine. Déesse pourchasse l'amant du devoir. L'on se partage la boule pouvoir. Le noir extérieur tapisse la mie caline, Lune coule nos arrondis dans la surface longiligne. Les trous remplis, la soif trempée de pression vive. Instant en trois dés tirés à deux. Force tranquille, intensité zen. Folie enseignée, fluïdité calorique. Manière empirique, simplicité dévorante. Un chatouillement des sens. L'essence parfume les rapprochements plume, des bulles glissent. Hanches se plissent, entrailles papillent. Contact velour vanille. Vanille, clou de girofle, fleur d'oranger.

Bnb

# Posté le mercredi 30 septembre 2009 16:29

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 07:00

Un jour, toujours.

C'est ta faille qui me plaît. C'est quand tu pleures que je t'admire. Quand tu te déshabilles, malgré tes peurs les plus profondes. Malgré ma présence. C'est tes doutes qui me prennent au coeur, c'est tes interrogations, tes questions chuchottées. Ton tremblement, dissimulé. Tes faiblesses. Quand tu deviens humble, trop fatigué par ton assurance. Devant leurs yeux désireux. Je veux connaître ce bourlet enfouït sous ta visuelle perfection. Je veux entendre l'histoire, la vraie. Les coups crapuleux, les pensées qui font rougir. Je veux que tu me dises que pour toi aussi, parfois le jour est noir, que l'amour a souvent été dérisoire. Que ça a été dur, et que, oui, bien sûr que oui, ça l'est encore. Que tu es accro. A ce jeu. A ce je. Que tu oublies parfois, c'est vrai, combien tu as besoin des autres. Tu souris, car cette nuit tu ne sais trop quoi dire. La raison et la frime sont à six pieds sous terre. Juste, ton intuition. L'émotion. Tu te laisses aller à la forme pure et brute. Tu t'oublies avec tes beaux principes, tes belles phrases, ton adorable tempéremment. Tu es moins grand. Tu es plus vrai. Et alors, à cet instant précis, je t'aime.


Surtout : El timbre no funciona

Un jour, toujours.

# Posté le samedi 22 août 2009 20:15

Modifié le mardi 25 août 2009 06:40

Quelle idée de se rapper les couilles...

Quelle idée de se rapper les couilles...
Je suis une malade. Une folle. Qui connait sa folie et qui la gère. Qui la laisse s'enfuire quelques fois. Pendant des jours s'en suivant. Puis qui la stoppe, et s'en remet à demain. Ma culpabilité est héréditaire. L'inconscient de vos parents vous est transmis. J'ai mis des années à l'accepter, à le comprendre. Jusqu'à la découverte d'un passé bien plus compliqué qu'on me l'avait toujours laissé croire. Une malédiction des non-dits, comme on pourrait dire. Sauf que l'on ne dit pas. On croit oublier. On oublie de prononcer les mots délivrants. Les clés d'un tourmant incompris et incompréhensible avec les données connues. On croit connaître les gens, de par leurs discours, leurs façons d'être, de vivre. Mais il nous manquera toujours une parcelle, une source, une machine à remonter les temps des temps. Qu'on le veuille ou non, nous héritons. Et pas seulement d'une peau foncée et d'une éducation. Nous portons en nous une histoire, faite de zones d'ombres, que nos ancêtres ont crû bon de ne pas révéler. Par honte, par sécurité. Par mimétisme, leurs parents avaient été muets avant eux. Et plus les faits sont brouillés, plus ils pèsent lourds sur l'inconscient et les psychoses hypothétiques des générations à venir. Je sais aujourd'hui. Et je gère avec de nouvelles armes ma tare bancale. Mentale.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 17 août 2009 17:08

Modifié le mercredi 26 août 2009 13:58

Bien loin.

Bien loin.
Se lever plus tôt.
9h.
SDB+O².
Appeler les 41 numéros.
Réserver Biarritz-Lyon.
La ranger.
Acheter nécessaire pour partir.
Crèmes, cire, livres.
Sac à dos, un gros.
La tenir au jus.
Un choix, espérer que ce soit le bon.
Le tenir au jus.
Sophie.
Ou pas.

Y aller.
Ou pas.
Tout faire pour.
Déco.
Budget.
Boulot.
Apérot.
Shopping.
Love.
S'échapper.
L'appeler.
Partir le 2, ça t'irai ?
Playa.
Fiesta.
Amigas.
Discover.
Débats.
La retrouver.
Ne plus la quitter.
C'est fini, tourner ces pages gribouillées.
Etaler le meilleur sur une page nouvelle, lavée du passé.
Aimer.
Aimer bien.
Bien aimer.
Bien aimé.
Bien aimée.

Oser.
Réaliser.
Surprendre.
Réapprendre.
Lui.
Sincérité.
Ne pas se coucher trop tard.
Dormir.
Mais pas trop.
Jouer, mais pas trop.

Ecrire.
Sortir avec toi.
Ici ou ailleurs.
Lui offrir un cadeau innoubliable.
Une fois que tout ira mieux.
9 H c'est bien.
Rester fidèle.
A eux.
A moi, surtout.
Si je ne le suis pas avec moi, qui le sera ?
Leur faire des signes.
Y aller, sans faute.

Aller se coucher.

# Posté le vendredi 24 juillet 2009 19:03

Vivre dans la spontanéïté, mais surtout sans regret.

C'est l'heure. L'heure de grandir, d'assumer et d'avancer. L'heure de faire la part des choses, de comprendre qu'on ne peut pas avoir tout ce que l'on veut. Que la vie peut être un enchaînement de déceptions, et que, pourtant. Pourtant, il faut en tirer profit, prendre le bon, même infime, avancer, dignement. Solide. Soyons le. C'est ça la vie après tout. Rien n'est acquis, tout est à gagner, chaque jour. On ne possède rien, rien infiniment, rien totalement. Tout est partiel, tout est instable. On croit avoir gagné. Pourtant, en un instant tout peut flancher. Et si ça flanche, il nous faut relativiser. Cesser de demander toujours plus, toujours autre. On a déjà beaucoup, regardez. Alors que la vie fasse son empreinte sur nos corps. Que les événements quelquonques prennent une place majeure. Que nos rêves s'envolent, et qu'en renaisse de nouveaux, plus adaptés au climat incertain de nos multiples existences. Ainsi va la vie, ainsi ira la suite. Avec ou sans nos projets enfantins. On ne sait rien, vraiment rien. Et plus on croit savoir, moins l'on saura. Ouvrons nous aux surprises, aux éventualités improbables. Tant pis pour le reste. C'est sans doute mieux ainsi. Aujourd'hui, on accepte. On avance. Sans rechigner. On a suffisamment pleuré ces 18 dernières années. On veut sourire. Même si tout s'arrête.

Vivre dans la spontanéïté, mais surtout sans regret.

# Posté le jeudi 09 juillet 2009 01:43

Modifié le lundi 13 juillet 2009 18:23

. . .

J'aspire à devenir une stoïcienne digne de ce nom. D'accepter l'ordre du monde, l'ordre des choses, sans en souffrir, juste parce que ça ne servirait à rien, de lutter contre ce en quoi on ne peut lutter. Ce qui te va ô monde, me va aussi. Alors améliorons, changeons, l'améliorable, le modifiable, mais ne perdons pas notre sérénité, notre temps et notre énergie à pleurer pour la chose innateignable, irréalisable, passée ou morte née. Accepter tout simplement son statut de pion, sans grand poids, sans quelque pouvoir, accepter son insignifiance, son impuissance, accepter ses faiblesses, accepter les départs, les deuils.

J'aspire, oui.

Mais je ne peux pas.

Impossible, de m'y résoudre, de baisser les bras, d'enterrer mes rêves. Ceux que l'on touchait presque du doigts. Impossible d'oublier toutes ces envies, de les refouler, de les ignorer. Impossible de s'avouer vaincu, par un quelquonque destin prémaché. Innimaginable d'accepter la douleur sans crier, sans se débattre. Je me bats peut-être pour un rien, vers une fin translucide, invisible, défeinte. Je perds peut-être un temps, qui aurait dû être consacré à un tout autre épanouïssement, à la jouïssance de plaisirs à portée de main, de plaisirs raisonnables et concrets. Ridicule, grotesque, tristement comique, je le suis peut-être. Mais je lève mon poingt, au risque de recevoir deux fois plus de claques que je ne pourrais jamais en donner, je lève mon poingt, avec courage et hypothétique naïveté, et je fais tout ce que mon imagination me permet d'entreprendre. Je serais prête à tout, pour ça, pour ne pas renoncer à ce fantasme possible, à ce bonheur humble. Je ne demande ni la lune, ni la perfection, ni la richesse, ni la folle beauté. Juste m'endormir, sereine, le coeur vide de regret et de pensées amères. Partager un quotidien, à la fois difficile et doux, avec une personne pour qui on ne saurait compter.
Je ne peux pas baisser les bras. Je les baisserai quand tu me diras clairement de les baisser, de m'en aller, avec mes désirs et l'énergie que je consacre à les réaliser. Ne les baisse pas, s'il te plaît.

On sera stoïciens quant on sera trop vieux pour se battre.










. . .

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 09:11

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 13:23

Let me find a way

Névrosé
stupide
égocentrique
intolérant
cloitré
hypocrite
mal baisé

idiot
petit
ennuyeux
faible

sournois
cruel
sadique.





Se laisser pourir. Comme une pomme.




Let me find a way

# Posté le samedi 20 juin 2009 16:18

Modifié le samedi 20 juin 2009 16:34

"Au fond de son lit un matcho s'endort, qui ne l'aimera pas plus loin qu'au bout de l'aurore..."

"Au fond de son lit un matcho s'endort, qui ne l'aimera pas plus loin qu'au bout de l'aurore..."
Le rouge de ses lèvres miroitait aux yeux du vieux monsieur, au premier rang. Ce soir, elle danserait pour lui, elle sauterait partout, telle une enfant naîve et pure, heureuse et ignorante. Elle jouerait la comédie pour lui. Il penserait qu'encore il y a des gens qui croient, qui désirent pleinement. Il sourirait face à tant de beauté claire et idiote. Mais splendide. Aucun doute, cette fille aux lèvres rouges est un ange. Un ange qui danse, qui courbe son dos en le regardant la regarder. Il y a de ces femmes-enfants encore, inconscientes et charmantes. Légères et coquines. Le plaisir de cet inconnu café au lait, le sourire de cet homme lassé. Elle s'emparra de l'immensité du cadeau-retour. Après le sous, sa chambre de bonne, froide, saturée de sollitude, l'attendait avec cet air lugubre. Elle avait presque crû à sa douce comédie. Il pensait sûrement qu'à cette heure-ci, la jeune femme gracieuse, finissait la danse dans le salon de sa belle maison, avec, soyons déraisonnés, l'homme de sa vie. Il aimait à croire, que les jeunes s'aimaient, passaient à travers la pluie d'adultères et la tornade de misère. Qu'elle dormirait au chaud, le coeur vif et puissant, le rêve fertile et drôle. Finalament ce soir, c'est le vieil homme qui rêva. Les lèvres, désormais mi-rouges, ne firent que grelotter.

# Posté le samedi 13 juin 2009 17:25

Modifié le dimanche 21 juin 2009 14:12

Juste 10.

Juste 10.

La tolérance s'échappe, dans un monde distributeur de claques. Tout comme les entreprises, tu cherches la compétitivité. Tu ne fais pas ça pour le jeu, seulement pour la compétition parce qu' à chaque porte d'entrée il y a une innévitable sélection. Alors tes sueurs deviennent froides, tu t'enfermes dans ta propre réussite, tu te bandes les yeux et finalement le toyotisme a eu raison de toi. Certains s'échappent grâce à Marie Jeanne, d'autres lâchent les armes. Pour toi, la réussite c'est une belle voiture et une vie qui permet tout. Pour toi, c'est la carosserie qui fait le bonheur, c'est le rang social qui fait l'honneur, c'est les félicitations de gens haut placés, qu'au fond tu n'as jamais considéré. Tu t'es oublié sur le chemin de la gloire. Tu as oublié que toutes ces choses sont dérisoires. C'est l'opinion des autres pinguins, quand ta fille a eu son bac S mention très bien. Tu te bats, car on n'a rien sans rien, tu répettes tous les matins.

# Posté le vendredi 12 juin 2009 04:03

Modifié le samedi 13 juin 2009 13:02